Déc/18/2007 - 22:49:04
Le Franc de la honte...
Salut à tous!
Le Franc CFA, c'est un peu comme dirait Abd Al Malik dans "Saigne", le titre n°6 de très remarquable album "Gilbratar"...
"Je pense, je parle, je rêve... je ris, je crie" en CFA... à défaut de pleurer en CFA, des larmes d'une compassion profonde, comme révélée au lendemain du constat d'une deuxième punition, comme si la première n'avait pas suffi...
La première punition est celle de la mise en place du CFA, et elle est un peu héritée du passé, et vécu par procuration, par transposition, car je prends à mon compte la souffrance des mes référents encore vivants, des mes ancêtres aujourd'hui disparus.
Mais le seconde punition, qui résonne comm eune double peine, est aussi celle qui m'a réveillé, au moment où la loi dite de l'immigration choisie a été officialisée en France.
5 Francs CFA (Recto), AOF - 1934 à 1941... L'illustration rappelle le tirailleur, figure légendaire du front de l'alliance, lors de la 1ère guerre "mondiale", mais en Europe... C'est la Banque de l'Afrique Occidentale qui frappe la monnaie, mais en France!

1000 Francs CFA (Recto) AEF - 1942... La maîtresse de "maison" posant de face avec sa dame de compagnie, qui a le regard baissé (en signe de soumission), et les 2 ayant entre elle l'enfant de la servante, qui tient de ses 2 mains celle de Madame, comme pour montrer tout le parti pris des colonies pour la cause de la métropole, en pleine 2e guerre mondiale ... Les hommes absents sur l'illustration sont partis... au front! C'est L'afrique Libre qui frappe la monnaie.

1956, 100 Francs CFA, AEF. En illustration, Félix EBOUE, Gouverneur de l'AEF. C'est L'institut d'Emission de l'Afrique Equatoriale Française et du Cameroun qui frappe la monnaire, depuis la France.

1961, lendemain "d'Indépendance"! La même coupure que celle de 1956, avec une adaptation imposée par le nouveau contexte d'indépendance présumée. C'est désormais la Banque Centrale de l'Afrique Equatoriale et du Cameroun qui établie la monnaie, qui reste frappée en France!!!!
Et... 1955, 1000 CFA (AOF)
... 1962, 5000 CFA (BCEAE, ex-AEF) ... 1977 à 1989, 10 000 CFA (BCEAO)

...2000, 5000 CFA ( BEAC) ... et 2007, 10 000 CFA (coupure de 2003, BCEAO), avec ci-contre , l'EURO (billets de 20 et 500 euros - BCE)

Au delà de la connivence sur sa création, la ressemblance s'affiche désormais au grand jour avec son père et maître-étalon de référence, l'euro!!!
Donc, 65 ans que le franc CFA, originellement Franc des Colonies Françaises d'Afrique est né, pour sécuriser les approvisionnements de la mère-patrie.
65 ans d'exploitation ininterrompue, pour voir s'enfoncer inexrorablement des régions, des pays, des nations qui pourtant avaient tout pour décoller.
Comment en est-on arriver là?
Et des questions, il y en a plein la tête! Elles se bousculent et s'entrechoquent. De Gaulle, finalement, héros ou bourreau? Car c'est lui qui a mis en place ce franc, cette monnaie de singe, car elle singe le concept en le reniant, en lui refusant son principe fort, qui est la flexibilité des taux de change, en imposant contre nature, un taux fixe entre le CFA et le FF, puis récemment l'euro, depuis 2002!!!
Mais il faut rester "groupir", commenos amis de la 7e compagnie! Ne pas se désaxer ou se désorienter, pour se focaliser sur l'essentiel.
M'enfin, 65 ans, c'est quand même 6 fois 10 ans, plus 5 années encore. 65 ans, c'est presque le double de l'espérance de vie des africains vivant dans aujourd'hui dans les Pays Africains de la Zone Franc (PAZF), puisque tout semble s'associer pour punir encore et toujours de spopulations qui n'aspirent simplement qu'à s'épanouir...
Que ce soit dans le régistre sanitaire avec le Paludisme, puis le Sida, la Fièvre Jaune, voire les épidémies sporadiques de Choléra, ou dans la fameuse mauvaise gouvernance, les guerres sans fin, la famine, mais aussi l'exil désormais, tout se ligue tel une malédiction qui s'abat sur des victimes expiatoires...
Mais, est-ce un fatalité?
Non, et c'est la raison de mon réveil de ce jour. Il n'y est point de fatalité que celle qui est encouragée par la démission, le découragement, le refus de se poser les bonnes questions en somme, en vue de déboucher sur des solutions efficaces.
Voilà pourquoi j'ai mis en place la rhétorique simple mais terriblement efficiente du bambin, naïf à souhait mais alerte comme pas deux, qui parce qu'il se familiarise à la parole, pose toutes sortes de questions, pour satisfaire sa curiosité...
Qui, Quoi, Où, Quand, Comment, Pourquoi????
Faces à de telles questions, les problèmes les plus complexes s'en trouvent drôlement simplifiés...
Telle ma fille de 3 ans accompli, désireuse de tout comprendre, me voilà en route pour essayer de poser les bonnes questions, afin de comprendre comment un scandale aussi gros et aussi long que celui de Franc CFA, fait pour rester sans une dénonciation digne de ce nom....
CFA, quand tu nous tiens....
Le Franc CFA, c'est un peu comme dirait Abd Al Malik dans "Saigne", le titre n°6 de très remarquable album "Gilbratar"...
"Je pense, je parle, je rêve... je ris, je crie" en CFA... à défaut de pleurer en CFA, des larmes d'une compassion profonde, comme révélée au lendemain du constat d'une deuxième punition, comme si la première n'avait pas suffi...
La première punition est celle de la mise en place du CFA, et elle est un peu héritée du passé, et vécu par procuration, par transposition, car je prends à mon compte la souffrance des mes référents encore vivants, des mes ancêtres aujourd'hui disparus.
Mais le seconde punition, qui résonne comm eune double peine, est aussi celle qui m'a réveillé, au moment où la loi dite de l'immigration choisie a été officialisée en France.

5 Francs CFA (Recto), AOF - 1934 à 1941... L'illustration rappelle le tirailleur, figure légendaire du front de l'alliance, lors de la 1ère guerre "mondiale", mais en Europe... C'est la Banque de l'Afrique Occidentale qui frappe la monnaie, mais en France!

1000 Francs CFA (Recto) AEF - 1942... La maîtresse de "maison" posant de face avec sa dame de compagnie, qui a le regard baissé (en signe de soumission), et les 2 ayant entre elle l'enfant de la servante, qui tient de ses 2 mains celle de Madame, comme pour montrer tout le parti pris des colonies pour la cause de la métropole, en pleine 2e guerre mondiale ... Les hommes absents sur l'illustration sont partis... au front! C'est L'afrique Libre qui frappe la monnaie.

1956, 100 Francs CFA, AEF. En illustration, Félix EBOUE, Gouverneur de l'AEF. C'est L'institut d'Emission de l'Afrique Equatoriale Française et du Cameroun qui frappe la monnaire, depuis la France.

1961, lendemain "d'Indépendance"! La même coupure que celle de 1956, avec une adaptation imposée par le nouveau contexte d'indépendance présumée. C'est désormais la Banque Centrale de l'Afrique Equatoriale et du Cameroun qui établie la monnaie, qui reste frappée en France!!!!
Et... 1955, 1000 CFA (AOF)
... 1962, 5000 CFA (BCEAE, ex-AEF) ... 1977 à 1989, 10 000 CFA (BCEAO)

...2000, 5000 CFA ( BEAC) ... et 2007, 10 000 CFA (coupure de 2003, BCEAO), avec ci-contre , l'EURO (billets de 20 et 500 euros - BCE)

Au delà de la connivence sur sa création, la ressemblance s'affiche désormais au grand jour avec son père et maître-étalon de référence, l'euro!!!
Donc, 65 ans que le franc CFA, originellement Franc des Colonies Françaises d'Afrique est né, pour sécuriser les approvisionnements de la mère-patrie.
65 ans d'exploitation ininterrompue, pour voir s'enfoncer inexrorablement des régions, des pays, des nations qui pourtant avaient tout pour décoller.
Comment en est-on arriver là?
Et des questions, il y en a plein la tête! Elles se bousculent et s'entrechoquent. De Gaulle, finalement, héros ou bourreau? Car c'est lui qui a mis en place ce franc, cette monnaie de singe, car elle singe le concept en le reniant, en lui refusant son principe fort, qui est la flexibilité des taux de change, en imposant contre nature, un taux fixe entre le CFA et le FF, puis récemment l'euro, depuis 2002!!!
Mais il faut rester "groupir", commenos amis de la 7e compagnie! Ne pas se désaxer ou se désorienter, pour se focaliser sur l'essentiel.
M'enfin, 65 ans, c'est quand même 6 fois 10 ans, plus 5 années encore. 65 ans, c'est presque le double de l'espérance de vie des africains vivant dans aujourd'hui dans les Pays Africains de la Zone Franc (PAZF), puisque tout semble s'associer pour punir encore et toujours de spopulations qui n'aspirent simplement qu'à s'épanouir...
Que ce soit dans le régistre sanitaire avec le Paludisme, puis le Sida, la Fièvre Jaune, voire les épidémies sporadiques de Choléra, ou dans la fameuse mauvaise gouvernance, les guerres sans fin, la famine, mais aussi l'exil désormais, tout se ligue tel une malédiction qui s'abat sur des victimes expiatoires...
Mais, est-ce un fatalité?
Non, et c'est la raison de mon réveil de ce jour. Il n'y est point de fatalité que celle qui est encouragée par la démission, le découragement, le refus de se poser les bonnes questions en somme, en vue de déboucher sur des solutions efficaces.
Voilà pourquoi j'ai mis en place la rhétorique simple mais terriblement efficiente du bambin, naïf à souhait mais alerte comme pas deux, qui parce qu'il se familiarise à la parole, pose toutes sortes de questions, pour satisfaire sa curiosité...
Qui, Quoi, Où, Quand, Comment, Pourquoi????
Faces à de telles questions, les problèmes les plus complexes s'en trouvent drôlement simplifiés...
Telle ma fille de 3 ans accompli, désireuse de tout comprendre, me voilà en route pour essayer de poser les bonnes questions, afin de comprendre comment un scandale aussi gros et aussi long que celui de Franc CFA, fait pour rester sans une dénonciation digne de ce nom....
CFA, quand tu nous tiens....
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